Phyto-aromathérapie

Mes 1ers pas vers l’aromathérapie datent de la faculté de pharmacie (1998), où j’ai étudié la toxicité des huiles essentielles lors de mon projet officinal. Mais le vrai révélateur fut la pharmacie de Condrieu (2004-2008), poste durant lequel j’ai eu à charge de développer notre rayon aromathérapie. C’est ainsi que commencèrent mon grand intérêt et mes formations sur cet outil au combien puissant qu’est l’aromathérapie, tant sur le plan physique, psychique qu’émotionnel.

Formation à l’école de Dominique Baudoux, DU de Phytoaromathérapie à Besançon, avec Jean-Michel Morel, un des grands spécialistes de la phyto-aromathérapie en France, puis d’autres formations plus subtiles sur l’utilisation des HE en résonnance avec les chakras (Olfactothérapie de Gilles Fournil), HE et médecine traditionnelle chinoise (Myrtéa)…

Comme définir une huile essentielle ?

Les huiles essentielles autrefois appelées “essences”, sont fabriquées à partir d’un procédé de distillation à la vapeur douce, par extraction ou expression du zeste (extraction mécanique pour les Citrus, famille des agrumes).

Le principe de distillation est connu depuis l’âge de bronze (découverte des 1ers alambics dans la vallée de l’Indus). Il serait importé en Europe au XIIIe siècle, au retour des croisades, et d’abord utilisé pour l’extraction d’eaux florales et la distillation des alcools, ce n’est qu’au XVIe siècle que la distinction entre huile essentielle et eau florale est faite.

En effet, le résidu de la distillation concentre en surface l’huile essentielle, qui surnage au-dessus de l’eau florale, encore appelée hydrolat aromatique (moins de 0,5% d’HE).

Phytothérapie et aromathérapie sont indissociables. Depuis Jean Valnet, un des pères de l’aromathérapie, qui désignait la phyto-aromathérapie comme l’ensemble des produits d’origine végétale en thérapeutique, il ne faut cependant pas se tromper quant à l’usage d’une huile essentielle ou d’un extrait de plante, leurs indications étant très souvent différentes, du fait qu’elles ne concentrent pas les mêmes molécules, ni ne présentent les mêmes concentrations en actifs.

Par ailleurs, de nombreux principes actifs en phytothérapie sont solubles dans l’eau, alors que les huiles essentielles sont par définition liposolubles et hydrophobes (non dispersibles dans l’eau, solubles dans les graisses), ce qui conditionne leurs propriétés et leur toxicité (peau, foie, système nerveux, muqueuses…).

La phytothérapie (ou médecine par les plantes médicinales) reste depuis toujours la médecine complémentaire et alternative, pont entre l’allopathie (avec des principes actifs de synthèse dose/dépendant, aux modes d’action bien définis) et l’homéopathie (qui utilise essentiellement des souches à base de plantes, à dose infinitésimale).